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C’est pourquoi il est proposé de s’engager dans les actions suivantes, d’ailleurs déjà réalisées dans certains territoires.

Si la messe n’est pas célébrée chaque dimanche, ou rarement, une prière commune l’après –midi du dimanche témoignerait du fait que les catholiques considèrent leur église vraiment comme le lieu de prière réservé au « jour du seigneur ». La prière peut aussi avoir lieu en semaine . Marquer le début de la prière par le son des cloches serait une manifestation de notre foi.
Si la messe est célébrée chaque dimanche, l’église ne paraît pas en danger mais si les « priants » peuvent se regrouper un jour de semaine pour l’éclairer, y prier, y chanter , ils seront un témoignage encore plus fort , ayant un impact certain sur les élus locaux responsables de son entretien.
La prière commune pourrait avec profit « tourner » chaque semaine, entre les (nombreuses) églises de la paroisse.(covoiturage)
La prière, en accord avec le curé du lieu, pourrait se fonder sur la récitation du Chapelet, s’inspirer des mystères du Rosaire, des intentions données par le pape, le diocèse, ou personnelles, associés à des temps d’adoration ou de prière silencieuse.
Ne pas oublier que le chant sacré, la musique sacrée, des conférences sur l’art sacré ou les textes bibliques, des pièces de théâtre sur des thèmes religieux, sont aussi une forme de prière. Une chorale locale, un musicien, un spécialiste de l’art sacré, une troupe d’enfants jouant un mystère sacré , peuvent redonner vie à une église un soir, en y conviant les habitants des environs. journées du patrimoine ou nuits des églises peuvent être mises à profit, mais le prévoir en dehors de ces deux évènements permet de multiplier les ouvertures de nos églises ). Toutes ces manifestations culturelles doivent, bien sûr, être autorisées par le curé, seul décideur de l’emploi des lieux.

Quelques modalités pratiques possibles déjà mises en oeuvre

Ouvrir régulièrement l’église ; mais aussi annoncer dans la pesse locale : l’église de X sera ouverte le mercredi….. de telle heure à telle heure. Annoncer aussi les prières ; il y a souvent une rubrique « religion » dans les journaux locaux . Acheter un chevalet de rue ou de trottoir ( type restaurant ) pour y mettre une affiche indiquant que l’église est ouverte.
Créer dans chaque village, ou quartier de petite ville, une équipe de catholiques, même réduite, qui pourraient faire « vivre » leur église par la prière, en accord avec le curé de la paroisse. Ce qui implique de trouver un ou deux bénévoles pour chaque « clocher », équipe qui constitue un « relais » pour l’équipe paroissiale souvent éloignée. Ce relais peut ouvrir l’église ( à moduler car il ne faut pas sous-estimer les risques de vols) parfois y assurer une permanence , y susciter des prières ……..
Pour faciliter le recueillement dans l’église, assurer la diffusion de chants ou musique sacrés pendant que l’église est ouverte. Certes, cela nécessite l’achat et la mise en place d’appareils lecteurs de CD , mais le visiteur y est toujours sensible
La froidure de l’hiver décourage les priants de venir dans l’église : Etudier s’il est possible de créer, au sein de l’église, avec des cloisons ?, tentures ? un lieu facilement chauffable pour y prier l’hiver.
Sans faire de prosélytisme, les chrétiens, et les catholiques en particulier, ont le devoir de manifester au monde leur attachement à la prière commune et fréquente. C’est pourquoi, il est recommandé de faire sonner quelques instants les cloches de l’église en début de prière.

B / AU PLAN DE L’ACTION ASSOCIATIVE :

Tout d’abord, soyons réalistes . Acceptons le fait sur lequel nous devons réfléchir et proposer des initiatives :
Il n’y a plus 36 000 communes en France ; nous ne pouvons plus dire : un village , une mairie , une église ( au moins ) où le culte est célébré.
Les nouveaux maires, et sans doute les évêques, voudront ne conserver au culte qu’une église par nouvelle commune, par exemple par canton. A nous laïcs de reprendre la main pour les garder, car la prière fait aussi partie du culte !
Au niveau de la commune ( ou des nouvelles communes ou nouvelles paroisses ) , les priants peuvent créer un groupe « priants des Campagnes » .
Les noms sont à envoyer à priantsdescampagnes@gmail.com .
Plus nous serons nombreux , mieux notre association pourra vous aider. Certains ont créé déjà une association loi 1901dutype : « Association des amis de ( ou des ) l’église(s) et du patrimoine religieux de lacommune de XXX » ( Un exemple de statuts est disponible sur demande) . Les membres decette association peuvent adhérer à notre association. Leur statut juridique permet de se
doter de fonds pouvant participer à l’entretien ou le fonctionnement du culte dans leur église pour les dépenses non à charge de la Mairie. En outre, elles représentent un interlocuteur légitime vis à vis du conseil municipal, d’autant plus crédible que le nombre d’adhérents sera plus élevé.
Au niveau départemental (le plus Important car correspondant au diocèse), l’adhésion du maximum de catholiques ( y compris des villes moyennes ) à l’association des « Priants des Campagnes » du département lui conférerait une force d’influence non négligeable dans le combat pour la sauvegarde des lieux de culte ; d’ou l’intérêt d’un référent départemental de l’association.
Ce qui est écrit ci-dessus pour le niveau département/diocèse est encore plus vrai pour le niveau national.

Nos interventions pour sauver nos clochers auront d’autant plus de poids que nous serons plus nombreux, adhérents et sympathisants . Certains partis politiques annoncent 200 000 adhérents : démontrons que nous sommes plus nombreux encore à vouloir conserver ces lieux qui témoignent de notre histoire et de notre civilisation.